L’Académie de Berlin fut créée en juin 2006 à l’instigation de Claude Martin, ancien ambassadeur de France en Allemagne, à l’occasion d’une rencontre à l’Ambassade de France à Berlin.

L’ancien président de la République fédérale d’Allemagne Richard von Weizsäcker présida l’Assemblée à titre de Président d’honneur jusqu’à sa mort en 2015. Gesine Schwan est la Présidente de l’Académie de Berlin. La fonction de Protecteur de l’Académie incombe à l’ambassadeur de France en poste (actuellement Anne-Marie Descôtes). Le Secrétaire perpétuel Ulrich Wickert est chargé de la coordination.

Les membres de l’Académie se réunissent deux fois par an à des dates fixées à l’avance et débattent sur des questions relatives aux relations franco-allemandes. L’Académie a pour mission d’encourager les échanges intellectuels entre les deux cultures, elle entend servir d’aiguillage et de creuset à la réflexion. Elle a pour mission de soutenir et de cultiver la connaissance de la langue et de la civilisation françaises. Les rôles respectifs de la France et de l’Allemagne au sein de l’Europe constituent la pierre angulaire de ces échanges.

L’Académie de Berlin est une institution indépendante dont le nombre de membres est limité à une vingtaine de personnalités. La qualité de membre de l’Académie implique la participation aux séances de l’Académie, elle ne saurait se concevoir comme un titre honorifique.

L’Académie de Berlin est reconnue en tant qu’association d’utilité publique.

Charte constitutive
Les membres fondateurs ont signé le texte suivant:
« Ce jour, Jeudi 29 juin 2006, ses membres réunis à l’Ambassade de France ont fondé solennellement l’Académie de Berlin, afin que se perpétue, dans l’esprit de Voltaire, le dialogue des idées entre l’Allemagne et la France, dans le partage de la langue et de la culture françaises. »

Protecteur

L’idée de fonder cette assemblée de personnes qui ont consacré leur vie aux relations franco-allemandes, au dialogue des cultures ainsi qu’à la promotion d’une compréhension mutuelle revient à Claude Martin, alors ambassadeur de France. Une telle conception s’inscrivait dans l’esprit de Voltaire, qui résida un certain temps à la cour de Frédéric Le Grand et entretint une longue relation épistolaire avec le Roi prussien. Il s’agissait de créer une Académie de Berlin vouée au dialogue des cultures à l’époque contemporaine. Que l’Académie de Berlin soit placée sous le patronage de l’ambassadeur de France en poste, désigné Protecteur de l’Académie, s’imposait donc comme une évidence.